Après demain le 6 juillet,
la décision d'attribution des Jeux olympiques de 2012 sera
prise par le CIO à Singapour. Au-delà de l'aspect
affectif et patriotique, on peut s'interroger sur les
effets économiques réels d'un tel événement.
Un club d'entreprises emmené par Arnaud Lagardère
s'est beaucoup impliqué dans la candidature « Paris
2012 », et a commandé fin 2004 une étude
au Boston Consulting Group, cabinet international de conseil en
stratégie : selon cette étude, la préparation des Jeux se traduirait par linjection
de 6 milliards deuros dans léconomie française et
par la création de 60 000 emplois. Après les Jeux, on
prévoit 35 milliards deuros de retombées économiques
sur la période 2012-2019, et la création de 42 000
emplois.
Déjà, à loccasion du Mondial
de football, la Seine-Saint-Denis a réussi, entre 2000 et
2003, à créer près dun million de mètres
carrés de bureaux et à inciter, grâce à
ses deux nouvelles gares RER et la couverture de lautoroute A1,
près de 800 nouvelles entreprises à simplanter chez
elle.
Pour les Jeux de 2012, un nouveau quartier ainsi quun nouveau
parc de près de 50 hectares verraient le jour sur
lemplacement actuel de la zone quasi désaffectée des
Batignolles, en plein Paris.
D'autres pôles accueillant des épreuves olympiques
pourraient gagner une décennie en investissements et en
développement économique.
Quant aux autres
villes-sites, elles tireraient également leur épingle du
jeu : la Rochelle, désignée pour accueillir les
épreuves de voile, ainsi que Marseille, Lyon, Lens et Nantes - pour les épreuves de football. Toutes ces villes bénéficieraient grâce à la
visibilité des Jeux dun regain touristique et dune
notoriété nouvelle.
Enfin, selon les dynamiques
chefs d'entreprise réunis autour d'Arnaud Lagardère,
ces évaluations ne tiennent pas compte du « facteur Jeux
», susceptible daugmenter encore un peu plus les retombées
économiques de lévénement, à long terme : confiance des
investisseurs et des consommateurs, développement des
infrastructures... En fin de compte, «
tout le monde » gagnerait à lorganisation des J.O
dans la capitale : de chaque secteur - du bâtiment à la
restauration - à chaque région - de Paris à La
Rochelle, en passant par toutes les entreprises de la multinationale
à lentreprise individuelle - et même les pays voisins...
D'autres
études ont été réalisées sur les
précédents JO. Les
jeux de Los Angeles en 1984 auraient permis la création de
30 000 emplois et une croissance économique pour lEtat de
Californie de 3,3 milliards de dollars. Ceux
dAtlanta auraient eu un impact économique de 5 milliards de
dollars, avec 80 000 emplois créés dans lEtat
de Géorgie. Les
spécialistes japonais qui ont calculé la candidature dOsaka à laccueil des J.O. pour la
même année 2008 ont calculé que le retour de
linvestissement dun événement comme les J.O. est
de "1 fois œ ".
En
terme demploi, le rapport du cabinet KPMG Peat Marwick de 1993 sur les
effets économiques des J.O. de Sydney prévoyait
quelques 150.000 emplois nouveaux en Australie, dont 90.000 dans
létat de Nouvelle Galles du Sud, et environ 73 000 à
Sydney même. Le même rapport de KPMG Peat Marwick de 1993
estimait que leffet économique positif se ferait
tout autant sentir dans les Etats voisins de la Nouvelle
Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, et dans lAustralie
tout entière.
Tout
cet optimisme fait du bien en ces temps de morosité ; et il est vrai que l'économie française manque cruellement de confiance, et d'une locomotive pour repartir du bon pied... Mais
justement, ces prévisions ne sont-elles pas un peu optimiste ?... On sait bien que grâce aux Jeux, certains tireraient le jackpot, mais les gains de cet événement seront-ils équitablement répartis dans la population, en termes d'emplois (durables et de qualité convenable) et de revenus ?
Mais le coeur a ses raisons... TOUS POUR PARIS 2012 !!!
Pour rêver un peu... voir les images de synthèse du projet de Paris.
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