La victoire de Laurence Parisot
traduit aussi celle des services (70 % des emplois)
c'est-à-dire une certaine « nouvelle économie »
sur l' « ancienne », représentée
par Seillière et l'Union des industries et métiers de la métallurgie
(UIMM). Grâce à son activité de sondages, L.
Parisot a un important réseau de clients, et semble douée
d'une réelle capacité d'entregent : celle qui lui a
permis d'intégrer dès 2001 Le Siècle, club très influent où se côtoient des
responsables politiques, économiques et médiatiques
triés sur le volet - ce qui lui a valu le ralliement de François
Pinault, de Michel Pebereau (BNP-Paribas), ou qui lui permet
d'entretenir des relations de confiance avec Bernadette et Claude
Chirac.
Voilà pour ses particularités formelles. Ceci dit, les « fondamentaux » du Medef ne sont guère modifiés. Dans son premier discours de présidente, elle a déclaré que sa première priorité serait de faire aimer aux Français "l'économie, c'est à dire l'économie de marché". Prôner "une politique économique favorable aux entreprises, c'est la condition même du social" , a-t-elle indiqué. "L'Europe sociale ne peut se faire que dans l'Europe libérale", a-t-elle encore estimé. Plaidant pour une "modernisation" du code du travail, elle a dit vouloir construire avec les syndicats "un nouveau contrat social apaisé". Afin de bien entamer ce dialogue, elle a annoncé quelque chose qui va sûrement plaire aux grands syndicats : son intention de "casser un tabou : celui des règles de représentativité syndicale" qu'elle entend "rénover"...
Un petit rappel : sur les 2,5 millions d'entreprises françaises, 2,3 millions ont moins de 10 salariés.
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