Chiffres en vrac

En 2004, 66,9 % des ménages de cadres étaient connectés à internet, contre 21,6 % des ménages ouvriers (source : INSEE).


Selon les estimations de l'ONU, 800 000 enfants souffrent depuis deux mois de la famine au Niger, dont 150 000 en état de sévère malnutrition. Combien d'Européens parmi les victimes ?

Garde-manger

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Lundi 4 juillet 2005
Après demain le 6 juillet, la décision d'attribution des Jeux olympiques de 2012 sera prise par le CIO à Singapour. Au-delà de l'aspect affectif et patriotique, on peut s'interroger sur les effets économiques réels d'un tel événement.

Un club d'entreprises emmené par Arnaud Lagardère s'est beaucoup impliqué dans la candidature « Paris 2012 », et a commandé fin 2004 une étude au Boston Consulting Group, cabinet international de conseil en stratégie : selon cette étude, la préparation des Jeux se traduirait par l’injection de 6 milliards d’euros dans l’économie française et par la création de 60 000 emplois. Après les Jeux, on prévoit 35 milliards d’euros de retombées économiques sur la période 2012-2019, et la création de 42 000 emplois.

Déjà, à l’occasion du Mondial de football, la Seine-Saint-Denis a réussi, entre 2000 et 2003, à créer près d’un million de mètres carrés de bureaux et à inciter, grâce à ses deux nouvelles gares RER et la couverture de l’autoroute A1, près de 800 nouvelles entreprises à s’implanter chez elle.

Pour les Jeux de 2012, un nouveau quartier ainsi qu’un nouveau parc de près de 50 hectares verraient le jour sur l’emplacement actuel de la zone quasi désaffectée des Batignolles, en plein Paris. D'autres pôles accueillant des épreuves olympiques pourraient gagner une décennie en investissements et en développement économique.

Quant aux autres villes-sites, elles tireraient également leur épingle du jeu : la Rochelle, désignée pour accueillir les épreuves de voile, ainsi que Marseille, Lyon, Lens et Nantes - pour les épreuves de football. Toutes ces villes bénéficieraient grâce à la visibilité des Jeux d’un regain touristique et d’une notoriété nouvelle.

Enfin, selon les dynamiques chefs d'entreprise réunis autour d'Arnaud Lagardère, ces évaluations ne tiennent pas compte du « facteur Jeux », susceptible d’augmenter encore un peu plus les retombées économiques de l’événement, à long terme
: confiance des investisseurs et des consommateurs, développement des infrastructures... En fin de compte, « tout le monde » gagnerait à l’organisation des J.O dans la capitale : de chaque secteur - du bâtiment à la restauration - à chaque région - de Paris à La Rochelle, en passant par toutes les entreprises de la multinationale à l’entreprise individuelle - et même les pays voisins...

D'autres études ont été réalisées sur les précédents JO. Les jeux de Los Angeles en 1984 auraient permis la création de 30 000 emplois et une croissance économique pour l’Etat de Californie de 3,3 milliards de dollars. Ceux d’Atlanta auraient eu un impact économique de 5 milliards de dollars, avec 80 000 emplois créés dans l’Etat de Géorgie. Les spécialistes japonais qui ont calculé la candidature d’Osaka à l’accueil des J.O. pour la même année 2008 ont calculé que le retour de l’investissement d’un événement comme les J.O. est de "1 fois œ ".

En terme d’emploi, le rapport du cabinet KPMG Peat Marwick de 1993 sur les effets économiques des J.O. de Sydney prévoyait quelques 150.000 emplois nouveaux en Australie, dont 90.000 dans l’état de Nouvelle Galles du Sud, et environ 73 000 à Sydney même. Le même rapport de KPMG Peat Marwick de 1993 estimait que l’effet économique positif se ferait tout autant sentir dans les Etats voisins de la Nouvelle Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, et dans l’Australie tout entière.

Tout cet optimisme fait du bien en ces temps de morosité ; et il est vrai que l'économie française manque cruellement de confiance, et d'une locomotive pour repartir du bon pied... Mais justement, ces prévisions ne sont-elles pas un peu optimiste ?... On sait bien que grâce aux Jeux, certains tireraient le jackpot, mais les gains de cet événement seront-ils équitablement répartis dans la population, en termes d'emplois (durables et de qualité convenable) et de revenus ?

Mais le coeur a ses raisons... TOUS POUR PARIS 2012 !!!

Pour rêver un peu... voir les images de synthèse du projet de Paris.

par Rikibou publié dans : Croissance & Développement
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 2 juillet 2005

Dans une économie, toutes les richesses produites (ce qu'on appelle le Produit intérieur brut) représentent l' « offre », qui trouve sa contrepartie dans les différentes composantes de la « demande ». On a tout d'abord la demande intérieure – soit la consommation d'une part (essentiellement des ménages), et l'investissement d'autre part (les achats de capital, de la part des entreprises privées, de l'Etat, ainsi que des ménages, avec l'immobilier). Il faut compléter cette demande intérieure par le solde extérieur, c'est-à-dire les exportations (marchandises et services) moins les importations. Ce sont donc ces différents éléments de la demande – consommation, investissement privé et public, et solde extérieur – qui constituent les moteurs de la croissance économique, c'est-à-dire l'évolution annuelle, ou trimestrielle, du PIB.

L'INSEE, à travers ses études récentes (Comptes de la nation 2004, et Note de conjoncture du 23 juin) montre que tous ces indicateurs sont en panne en même temps, au premier trimestre 2005. Les dépenses de consommation des ménages ont ralenti (+ 0,8 % après + 1,1 % au quatrième trimestre 2004). Si l'on veut approfondir, on peut dire que les dépenses dans l'agroalimentaire et l'énergie se maintiennent, mais la consommation en produits manufacturés est en panne (+ 0,6 % contre + 1,9 %) ; d'ailleurs la production industrielle a baissé de 0,3 % ce trimestre, et l'investissement des entreprises a encore ralenti, alors qu'il était déjà faible.

Longtemps, c'est la consommation des ménages qui a soutenu la croissance, malgré la faiblesse de l'investissement des entreprises depuis plus d'une décennie. Mais aujourd'hui, on voit mal comment cette consommation pourrait être dynamique, puisque l'emploi se dégrade, le pouvoir d'achat stagne, et le moral des ménages est au plus bas, selon des sondages récents (crainte pour les retraites, pour l'avenir des enfants...). En outre, non seulement les impôts n'ont pas baissé globalement, contrairement aux promesses, mais ils se sont légèrement alourdis (d'un demi milliard d'euros en 2004), à travers tous les prélèvements indirects.

Du côté du solde du commerce extérieur ce trimestre, les exportations sont en recul (- 0,4 %) alors qu'elles progressaient légèrement fin 2004. Les importations décélèrent : on pourrait dire que dépenser moins d'argent pour les produits étrangers est une bonne chose, mais en fait c'est le signe d'une faiblesse de la demande intérieure... Au total, le solde extérieur s'est fortement dégradé depuis l'an dernier, alors qu'il était un des points forts de notre économie. Les Français avaient d'ailleurs payé assez cher le rétablissement de la compétitivité française dans les années 80, à travers la politique de « désinflation compétitive » (lutter contre l'inflation, pour maintenir des prix assez bas vis-à-vis de l'extérieur) et de « franc fort », qui a sacrifié la croissance et le pouvoir d'achat des salariés depuis vingt ans. Peine perdue (et croissance perdue, et emplois perdus... mais tout n'est pas perdu pour tout le monde, je vous rassure...) : après un excédent commercial de plus de 17 milliards d'euros en 2003, on va sans doute se retrouver en déficit en 2005 ; et la part de marché de la France dans le commerce mondial a diminué de 9 % entre 2001 et 2004...

Au total, la croissance, après un résultat honorable en 2004 (hausse du PIB de 2,1 %) ne dépassera pas + 1,5 % cette année, selon la plupart des économistes. Alors qu'il faudrait une croissance économique supérieure à 3 % par an pendant plusieurs années pour résoudre le chômage, qui comme on l'a vu, continue d'augmenter, alors que les départs à la retraite dus au vieillissement démographique devraient favoriser l'embauche...

Il est rare dans l'histoire de se trouver face à une telle situation conjoncturelle. La crise économique n'est pas encore dramatique, mais on comprend que les ménages et les entreprises n'entrevoient qu'un avenir sombre. Par ailleurs, croissance faible et chômage élevé ne peuvent que laisser les déficits publics dans le rouge : en 2004, ils représentent 3,6 % du PIB – soit très au-delà de la fameuse barre des 3 % fixée par le Pacte de stabilité et de croissance de l'Union européenne. L'autre critère, la dette publique en dessous de 60 % du PIB, est allègrement enfoncé, avec 64,7 % en 2004.

par Rikibou publié dans : Croissance & Développement
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

La phrase du jour

Ce qui est produit aujourd'hui ne l'est pas en fonction de sa valeur d'usage ou de sa durée de vie, mais au contraire, en fonction de sa mort.
Jean Baudrillard, La Société de consommation, 1970

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Mots clés

Blog : Information / Actualité sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus