Chiffres en vrac

En 2004, 66,9 % des ménages de cadres étaient connectés à internet, contre 21,6 % des ménages ouvriers (source : INSEE).


Selon les estimations de l'ONU, 800 000 enfants souffrent depuis deux mois de la famine au Niger, dont 150 000 en état de sévère malnutrition. Combien d'Européens parmi les victimes ?

Garde-manger

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Dimanche 3 juillet 2005

Indice du coût horaire de la main-d'oeuvre en Europe (100 = France)
(Lecture : le coût d'un salarié par heure travaillée en Lettonie représente 8,5 % de celui d'un salarié français)



2003
UE (25 pays)
82,5
Zone euro
87,1
Lettonie

8,5
République tchèque
19,8
Portugal

33,2
Royaume Uni

84,7
France

100
Allemagne
100,8
Danemark

109,4
Suède
109,9
Source : Eurostat

On constate tout d'abord que la France se situe dans une position intermédiaire, parmi les pays de l'Union européenne, pour ce qui concerne les coûts horaires de main-d'oeuvre. La comparaison des seuls coûts horaires moyens n'est toutefois pas suffisante car, par définition, elle ne permet pas d'appréhender les différences de coût horaire pour les salariés les moins qualifiés. Ainsi, quand on considère les seuls ouvriers, la France se rapproche sensiblement des pays à faible coûts (tableau ci-dessous). Ainsi, en 1995, alors que le coût allemand est supérieur en moyenne d'environ 30 % au coût français, l'écart dépasse 60 % pour la seule main-d'oeuvre ouvrière. De même pour les Etats-Unis, le coût horaire de la main-d'oeuvre est inférieur, en moyenne, de 20 % au coût français alors que cet écart n'est que de 10 % pour les ouvriers. Ainsi, par rapport à la moyenne des salariés, le coût de la main-d'oeuvre ouvrière est plus faible en France qu'ailleurs, ce qui rapproche le coût du travail de l'ouvrier français des pays à faible coûts.

Rémunération horaire des ouvriers dans l'industrie en 1995

(en indices, France = 100)

Portugal

28

Espagne

67

Irlande

73

Royaume-Uni

76

Italie

85

Etats-Unis

90

France

100

Suède

115

Danemark

121

Japon

121

Finlande

123

Belgique

134

Allemagne

161

Source : IRES (1996)

Notons enfin que ce n'est pas le coût horaire qui est pertinent pour effectuer des comparaisons de coûts du travail mais le coût salarial moyen par unité produite. En effet, il ne faut pas oublier que la productivité constitue un élément tout aussi déterminant que le coût salarial pour déterminer la compétitivité-coût de la main-d'oeuvre.

Les comparaisons de productivité à un moment donné sont cependant peu fiables (et donc celles du coût salarial unitaire aussi). En revanche, il est possible de comparer les évolutions du coût salarial unitaire dans différents pays. On observe alors (graphique ci-dessous : source officielle américaine !) que le coût salarial unitaire a augmenté, en France, à un rythme très proche de celui des Etats-Unis et bien moindre qu'au Japon et en Allemagne.

par Rikibou publié dans : Travail & Emploi
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 1 juillet 2005

Le taux de chômage français demeure particulièrement élevé - 10,2 % de la population active (les personnes disponibles sur le marché du travail), soient 2 484 000 chômeurs. On peut cependant constater que le nombre de demandeurs d'emploi a cessé d'augmenter depuis deux mois (+ 0,1 % en avril, idem en mai, selon l'INSEE). Autre nouvelle encourageante : le nombre de chômeurs de longue durée (depuis plus d'un an) baisse de 1,2 % ce mois-ci. Tout ceci est bien agréable à annoncer au journal télévisé ou à l'Assemblée nationale, mais quelle est la réalité de cette "stabilisation" du chômage ?

En fait, le taux de chômage global n'a pas grand sens, quand on sait que le risque de se trouver au chômage varie du simple au double voire au triple selon la catégorie sociale à laquelle on appartient. La vraie question serait plutôt : qui est touché par le chômage ? Et ceux-là ont-ils aujourd'hui de meilleures chances de s'en sortir ?

Les jeunes de moins de 25 ans d'abord : lorsqu'ils ne sont plus étudiants, ils sont presque un quart (23,5 %) à ne pas trouver d'emploi ; et le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a augmenté de 4 % sur un an... Les non diplômés ensuite, avec un taux de chômage de plus de 14,8 % des actifs en 2003, contre 6 % pour les "bac + 2" (INSEE, enquête Emploi). Il faudrait aussi parler des inégalités hommes-femmes, celles-ci étant comme on le sait plus touchées par le chômage et la précarité - on en reparlera certainement bientôt.

Mais un problème particulièrement inquiétant se développe actuellement : celui de la ségrégation spatiale, c'est-à-dire la discrimination vis-à-vis des quartiers "sensibles". Ainsi, si l'on compare les taux de chômage dans les zones sensibles (celles qui font l'objet de politiques de la ville particulières) et hors zones sensibles, on constate que le diplôme protège moins du chômage dans ces quartiers qu'ailleurs. Par exemple, un bachelier qui cherche du travail a 8,7 chances sur 100 de ne pas en trouver en France métropolitaine, mais 17,7 en zone sensible ; pour un "bac + 2", c'est 6 % de chômeurs en France en général, mais 10,7 % en banlieue. Non seulement ces quartiers cumulent déjà tous les problèmes économiques et sociaux, mais les personnes qui y habitent sont pénalisées du fait de leur adresse : leur taux de chômage est le double de celui du reste du pays, quel que soit le niveau de diplôme (19,6 % pour l'ensemble des actifs en zone sensible en 2003).

Pire, cette discrimination par le quartier se double d'une différenciation selon le sexe. Alors que dans les quartiers "ordinaires", l’effet protecteur du diplôme est sensiblement le même pour les hommes et les femmes, dans les zones sensibles, les hommes même diplômés ont bien plus de difficultés à sortir du chômage. Par exemple, pour les diplômés du supérieur (au delà de bac + 2) : le taux de chômage des femmes diplômées en zones sensibles n'est que de 29,2 % de celui des non diplômées, alors que le taux de chômage des hommes diplômés de ces quartiers représente 65,5 % de celui des non diplômés !

La discrimination à l'embauche que subissent les habitants des quartiers "difficiles", et en particulier les jeunes hommes, du fait des représentations négatives de la banlieue, risque de durer encore longtemps, malgré toutes les mesures "d'urgence" annoncées pour relancer l'emploi. Vouloir "nettoyer" les quartiers des "voyous", c'est bien, y créer des emplois durables et qualifiés, c'est mieux.

par Rikibou publié dans : Travail & Emploi
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

La phrase du jour

Ce qui est produit aujourd'hui ne l'est pas en fonction de sa valeur d'usage ou de sa durée de vie, mais au contraire, en fonction de sa mort.
Jean Baudrillard, La Société de consommation, 1970

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Mots clés

Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus